Prêt

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LE PRÊT

 

  • Catalogue en ligne
  • Livres en libre accès
  • Prêt des livres pendant les horaires d’ouverture de la SdL
  • Chaque membre peut emprunter jusqu’à huit livres
  • Durée du prêt : 15 jours (nouveautés) ou 1 mois (fonds). Prolongations possibles par courriel : bibliotheque@societe-de-lecture.ch ou par téléphone 022 310 67 46
  • Réservations : sur place, par mail, par téléphone ou directement depuis le catalogue.
  • Sur demande, les livres sont envoyés par poste aux frais du membre

Entre la bibliothèque et vous, lecteurs :
la Commission de lecture

 

La Société de Lecture se distingue en tout, et le choix des livres n’y fait pas exception. Unique en son genre, c’est à la Commission de lecture que revient la sélection des livres que vous tiendrez ensuite entre vos mains. Elle compte entre douze et quinze membres qui lisent chacun de trois à cinq livres par mois et qui rédigent ensuite des résumés critiques destinés à paraître dans Plume au Vent, soit une trentaine de textes que vous découvrez dans chaque numéro. C’est un engagement très exigeant, que des lectrices et lecteurs, par ailleurs fort occupés, assument, de façon bénévole, avec dévouement et discrétion.

La Commission actuelle se compose de :

Hélène Leibkutsch (présidente), Christian Buenzod, Bruno Desgardins, Pascale Dhombres, Jacques-Simon Eggly, Catherine Fauchier-Magnan, Fadiah Haller-Assaad, Tatiana Hervieu-Causse, Sharon Mordasini, Soussan Raadi-Djalili, Petr Shmatenko, David Spurr, Dominique Thouvenin

NOS DERNIÈRES ACQUISITIONS

Suggestion de lecture

de Nathalie Bouffartigue, assistante administrative à la SdL

 

Amin MAALOUF, Le naufrage des civilisations (EA 716)

« Je suis né en bonne santé dans les bras d’une civilisation mourante », telle est la phrase qui ouvre ce livre et qui reflète le pessimisme de l’auteur devant ce qu’il analyse comme le délitement, la désintégration, d’abord du monde arabe, ensuite de l’Europe et de l’Occident. S’agissant de la dérive du monde arabe, certains incriminent le jihadisme, d’aucuns Israël, d’autres le colonialisme. Pas un de ces facteurs n’explique à lui seul le désordre et le recul de la région. Pour l’auteur, la guerre des Six jours en 1967 est néanmoins déterminante et la destruction au sol des flottes aériennes de l’Egypte, de la Syrie et de la Jordanie ont eu le même effet que la débâcle française en 1940. Nasser, alors tout-puissant, a perdu tout son prestige. Conséquence, avec les années, l’islamisme politique a remplacé le nationalisme comme idéologie dominante. 1979 est, pour Maalouf, l’année charnière : révolution islamique en Iran menée par un chef religieux de 76 ans, ce qui était tout sauf banal, et révolution conservatrice en Grande-Bretagne. La seconde est caractérisée par le soulèvement des possédants contre les empiétements de l’Etat et a eu pour conséquence un relâchement du lien social, une aggravation des inégalités et un recul des solidarités. Après ses deux grands essais, Les identités meurtrières ( LHA 10268 ) et Le dérèglement du monde ( EA 382 ), Amin Maalouf retrace l’histoire de sa famille qui a dû quitter l’Egypte pour Beyrouth puis pour Paris, poursuit sa réflexion et derrière un pessimisme évident, voudrait ne pas croire à la fatalité. Le livre est agréable à lire mais on peut avoir du mal à conjuguer ce qu’il appelle les deux révolutions conservatrices de 1979.