Prêt

Prêt

LE PRÊT

 

  • Catalogue en ligne
  • Livres en libre accès
  • Prêt des livres pendant les horaires d’ouverture de la SdL
  • Chaque membre peut emprunter jusqu’à huit livres
  • Durée du prêt : 15 jours (nouveautés) ou 1 mois (fonds). Prolongations possibles par courriel : bibliotheque@societe-de-lecture.ch ou par téléphone 022 310 67 46
  • Réservations : sur place, par mail, par téléphone ou directement depuis le catalogue.
  • Sur demande, les livres sont envoyés par poste aux frais du membre

Entre la bibliothèque et vous, lecteurs :
la Commission de lecture

 

La Société de Lecture se distingue en tout, et le choix des livres n’y fait pas exception. Unique en son genre, c’est à la Commission de lecture que revient la sélection des livres que vous tiendrez ensuite entre vos mains. Elle compte entre douze et quinze membres qui lisent chacun de trois à cinq livres par mois et qui rédigent ensuite des résumés critiques destinés à paraître dans Plume au Vent, soit une trentaine de textes que vous découvrez dans chaque numéro. C’est un engagement très exigeant, que des lectrices et lecteurs, par ailleurs fort occupés, assument, de façon bénévole, avec dévouement et discrétion.

​La Commission actuelle se compose de :

Christian Buenzod (président), Hélène Leibkutsch, Bruno Desgardins, Pascale Dhombres, Jacques-Simon Eggly, Catherine Fauchier-Magnan, Fadiah Haller-Assaad, Tatiana Hervieu-Causse, Sharon Mordasini, Soussan Raadi-Djalili, Jean-Bernard Rondeau (pas sur la photo), Petr Shmatenko, David Spurr, Dominique Thouvenin

NOS DERNIÈRES ACQUISITIONS

SUGGESTION DE LECTURE

de Maxime Canals, conservateur des collections et bibliothécaire de la Société de Lecture

Laurent Gaudé, Chien 51 (LHA 11693)

Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta ( LHA 10968 ), avoue « une prédilection pour les tragédies » où souvent la mort annoncée termine le récit. Avec Chien 51, il aborde un nouveau genre littéraire, le roman d’anticipation sur fond d’enquête policière. Cette fois, la mort est le point de départ de l’histoire. Dans cette dystopie si proche de notre réalité, il imagine un monde hyperconnecté et ultrasurveillé, sombre et violent, où les États en faillite sont à vendre et les nouveaux propriétaires libres d’imposer le modèle économique, l’organisation sociétale et la répression qui leur plaît. Le héros, Zem Sparak, solitaire, soucieux de préserver ses souvenirs et sa mémoire intacts, militant engagé pour la liberté des peuples dans sa jeunesse, est devenu à 50 ans un flic des bas quartiers sordides d’une mégalopole appartenant à la multinationale qui a racheté son pays, la Grèce, trente ans auparavant. La découverte, dans son périmètre d’affectation appelée Zone 3, du cadavre mutilé d’un homme habitant les beaux quartiers de la Zone 2, va l’obliger à enquêter avec une jeune inspectrice de ce secteur, et de fait sa supérieure hiérarchique. Son talent de conteur maîtrise à la perfection les codes du roman d’anticipation et ceux du roman policier : dans un décor crépusculaire, tel celui du film Blade Runner de Ridley Scott, son écriture lyrique et puissamment évocatrice sait tenir le lecteur en haleine, ménager le suspense et amener des rebondissements, tout en nous invitant à réfléchir aux problématiques et dysfonctionnements de notre monde actuel, qui pourraient engendrer ce cauchemar si nous n’agissons pas. La force de Chien 51 ? Ce n’est pas le futur, c’est demain !