Mathias Énard descend la Sèvre en canoë. Le long de la rivière, les souvenirs affluent et évoquent notamment l'histoire des Balkans. Erudit et sensible, l'auteur lauréat de nombreux prix se souvient.
Né en 1972, MATHIAS ÉNARD a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il a publié tous ses romans chez Actes Sud, dont Zone (2008, Prix Décembre, Prix du Livre Inter 2009, Prix Initiales), Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (2010, Prix Goncourt des lycéens) et Boussole (2015, Prix Goncourt). Le premier volume de Mélancolie des confins a paru en 2024. Dans Hôtel Balkan (2026), il se lance dans une descente en canoë de la Sèvre niortaise, la rivière de son enfance. L’auteur convoque alors la mémoire des fleuves ayant marqué sa vie autant que la grande histoire des Balkans. Une balade érudite et sensible qui nous entraîne sur les eaux du Danube ou de l’Isonzo, entre références historiques, souvenirs de voyages et réminiscences littéraires de Proust à Danilo Kiš en passant par Sontag ou Ungaretti. Avec, au cœur du récit, la figure de Sara, un amour de jeunesse rencontré au début des années nonante à Sarajevo, dont le souvenir hante l’écrivain.
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