Société de Lecture
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Eric Bulliard

«Il est difficile de ne pas écrire»

le 22/11/2018
à 12h30


Lieu : SdL





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11, Grand'Rue
1204 Genève
Tél: 022 311 45 90

 
  Heures
  d'ouverture :


   9h-18h30,
   samedi 9h-12h

 
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La Société de Lecture :

La fondation de la Société de Lecture, c’était Genève s’affirmant et se reconstituant au sortir du pesant silence de l’Empire, comme une cité intelligente et lettrée (Louis-Félix Bungener, Président en 1862)

 
 Dans la pure tradition des cercles littéraires du Siècle des Lumières, la Société de Lecture voit le jour en 1818, sous l’impulsion d’un groupe de savants – professeurs de l’Académie, scientifiques, théologiens ou hommes de lettres. Son but initial étant de pallier les carences de la bibliothèque publique, cette initiative est rapidement soutenue par l’élite patricienne genevoise, soucieuse d’offrir à ses ouailles un lieu d’instruction, de connaissance, d’échanges.
 
 

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 « Il y a cinq parties du monde, disait Talleyrand au Congrès de Vienne: l’Europe, l’Asie, l’Amérique, l’Afrique et Genève ». Nous aimons à penser qu’il faisait allusion à l’« Esprit de Genève », cette formidable vocation d’ouverture sur le monde des idées ainsi que sur les espoirs et désespoirs de ses voisins. C’est dans cet esprit que, rapidement, d’un « club » restreint, la Société de Lecture s’ouvre sur la Cité et accueille avec hospitalité et libéralité des hôtes de passage tels que James Fazy, Camillo Benso, le Comte de Cavour ou encore Lénine pour n’en citer que quelques uns. Dans le même esprit, cette bibliothèque exclusivement scientifique à l’origine, s’éveille progressivement aux domaines de l’histoire, de la politique, de la littérature ainsi que des beaux-arts, pour devenir l’une des plus grandes de la Ville de Genève.
 
 

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Si les siècles précédents ont apporté à la Société de Lecture un remarquable fonds d’ouvrages anciens, incluant une impressionnante collection de périodiques européens publiés entre 1700 et 1900, de très belles éditions anciennes (notamment de bibles, de classiques latins ou d’œuvres du XVIIIe siècle, telles L’Histoire naturelle de Buffon ou L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert), et des éditions d’art de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qui font la joie des bibliophiles, ces dernières années auront été témoin d’un gigantesque effort de modernisation et d’ouverture sur la plateforme culturelle genevoise. Acquisition systématique des dernières nouveautés de la scène littéraire, réhabilitation des espaces de lecture et de travail transformés en salles à la fois intimes et pratiques, réaménagement des salons en lieux de rencontres et d’échanges. L’ensemble doté d’un système informatique performant et doté de plusieurs accès Internet !

 

 
 C’est dans son passé que la Société de Lecture puise aujourd’hui un impressionnant patrimoine livresque. Ce même passé encourage aujourd’hui l’institution à renouer avec l’une de ces anciennes traditions, celle du « salon », où l’on discute littérature, histoire ou thèmes actuels sous forme de déjeuners-débats, ateliers ou cycles de conférences.
 
 


La Société de Lecture puise dans ses racines bicentenaires son ambition de devenir un centre culturel et littéraire de référence dans la Genève d’aujourd’hui. (Guillaume Fatio, Président en 2006)



Le bâtiment

 
 C'est en 1679 que le Roi de France impose à la petite république protestante de Genève, alliée du Corps Helvétique, un résident permanent. Ambassadeur de second rang et maître espion, il a pour mission de renseigner la cour sur ce qui se trame dans la République et autour d'elle.
 
 

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 Avec la création de ce poste, et au grand dam des Genevois, la religion catholique, supprimée lors de la Réforme en 1536, est rétablie. Représentant du Roi Très Chrétien, le Résident entend en effet exercer le privilège de tous les diplomates de son temps : l’exercice privé de sa religion. Zélés catholiques, les premiers résidents se firent missionnaires et les registres du Conseil gardent de nombreux témoignages des réactions ulcérées des Genevois. Peu à peu, les passions se calmèrent, l’exercice de la religion catholique se fit plus discret et le privilège fut confirmé jusqu’en 1794. A cette date, la chapelle placée dans l’aile droite de l’Hôtel du Résident fut désaffectée.
 
 

 
 En 1740, la République de Genève décide d'offrir au représentant du Roi de France une demeure digne de son prestige. Elle confie à l'architecte genevois Jean-Michel Billon la mission de construire un hôtel particulier dans la Grand’Rue, non loin de l'Hôtel-de-Ville. Edifié sur un espace restreint, ce bâtiment comprend un corps de logis principal et deux avant-corps, dont l'un à gauche est postiche, mais assure à l'ensemble un bel équilibre.

Déserté par le résident de la République Française entre 1794 et 1798, l'Hôtel accueille temporairement un musée avant de devenir l'Hôtel de la Préfecture lors de l'annexion de Genève à la France en 1798. En 1814, la République restaurée y élit les premiers députés au Conseil Représentatif et souverain.

En 1818, l'Hôtel du Résident est partagé entre l'Académie et différentes sociétés qui y tiennent leurs séances. La Société de Lecture s'y installe dès sa fondation en avril 1818 et, seule, elle s'y trouve encore aujourd’hui.
 
 

 





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